3 ans d’entrepreneuriat : le creux & la spécialisation
Vie de freelance

3 ans d’entrepreneuriat : le creux & la spécialisation

Il y a quelques semaines mon entreprise soufflait sa troisième bougie. Déjà. À chaque anniversaire, la même rengaine : que le temps passe vite ! Dans l’entrepreneuriat, trois ans est un peu le moment fatidique pour une entreprise. Soit elle n’arrive pas à passer ce cap, soit elle est viable. Dans mon cas, le mythe des trois ans est plutôt réel. Cette année a été compliquée. D’une manière différente de la première ou la deuxième année, mais difficile. Je suis montée très haut pour redescendre tout aussi bas.

Alors, pour entamer cette quatrième année d’entrepreneuriat, j’avais envie de revenir avec toi sur cette année en dents de scie qui vient de s’écouler. C’est parti !

La meilleure période de mon entreprise

La troisième année de mon entreprise a débuté sur les chapeaux de roues. J’étais on top of the world. Je venais de signer un gros contrat pour six mois, j’avais d’autres clients à côté et on lançait nos premiers Café Com avec mon acolyte Sonia. Pour la première fois de ma vie d’entrepreneure, j’ai réussi à atteindre mon objectif de CA durant 5 mois consécutifs ! J’étais véritablement dans une bonne période.

Grâce à mon CA en hausse, je peux investir dans mon entreprise ! Je passe un cap. Enfin. En moins de trois mois, j’investis presque 1000€ dans mon business. J’achète un nouveau thème pour mettre à jour mon site web. Je réalise un shooting photo professionnel avec la talentueuse Anais Rousseau (et je dis ça en toute objectivité même si c’est ma copine). Je délègue la rédaction de ma page d’accueil et de ma page d’accompagnement individuel à une copywritter dont j’adore la plume. Puis, j’achète la formation Pinterest Secret Sauce de Julia pour apprendre à me servir de cet outil incroyable pour augmenter le trafic sur mon site. Je suis tellement heureuse de pouvoir dépenser de l’argent pour améliorer mon entreprise. Je n’avais pas pu le faire avant et je réalise que c’est une bêtise. Si l’on souhaite faire grandir son business, il faut en passer par là et investir.

Je ne regrette absolument pas d’avoir injecté cet argent dans mon entreprise. J’ai un site que j’aime beaucoup plus et qui me ressemble. J’ai poussé mes connaissances sur un sujet que je maîtrisais mal. Aujourd’hui, investir dans mon business fait parti de mes objectifs. Je veux gagner un CA suffisant pour pouvoir en réinjecter dans mon entreprise.

Puis, le creux de la vague

Mais après l’euphorie de cette fin d’année 2018-début 2019, c’est la dégringolade. Mon gros contrat se termine comme prévu fin février. J’ai adoré ma mission et l’entreprise était totalement en phase avec mes valeurs. Pourtant, les six mois qui viennent de s’écouler ont été compliqués émotionnellement. Je termine cette mission vidé, sans même m’en rendre compte car j’ai la tête dans le guidon. Comme à chaque fois, je continue d’avancer. En avril, je sors ma première formation en ligne. Ça ne prend pas. Mes accompagnements individuels non plus. Je n’ai plus de clients qui entrent et donc plus de revenus. Je me retrouve sans rien, avec seulement mes économies des derniers mois pour payer mon loyer et manger. Ma grosse mission me prenait beaucoup de temps et d’espace mental. Si bien que je n’aie pas prospecter durant cette période. Et il faut l’avouer, ce n’est pas quelque chose qui m’amuse beaucoup. Comme l’année d’avant, le printemps 2019 est compliqué financièrement. Et moralement.

En mai, je suis au plus bas. Je prends la réalité en pleine face. Mon entreprise ne fonctionne pas comme je le voudrais. Et je ne comprends pas pourquoi. Je ne sais plus quoi faire pour inverser la tendance. Alors, je fais ce que je sais faire le mieux : me remettre en question. Tu te doutes que je n’ai pas été très sympathique avec moi-même au départ. Je me trouvais nulle et tout ce que je faisais ne valait rien. Après plusieurs jours, j’arrive quand même à voir les choses positives et à faire un véritable bilan de la situation. Je ne veux pas baisser les bras. Hors de question. J’aime trop mon entreprise et ma vie d’entrepreneure pour tout abandonner.

Afin d’être plus sereine financièrement et d’avoir l’espace mental nécessaire pour travailler sur le fond de mon business je prends la décision d’aller faire de l’intérim en parallèle. Puis je prends une décision qui a sans aucun doute sauver mon business : j’appelle mon amie et mentor Colombe.

J’ai besoin d’aide. J’ai besoin d’un regard extérieur. J’ai besoin de quelqu’un pour m’accompagner pour créer le business dont je rêve, qui fait sens et qui fonctionne.

La troisième année, le moment de la spécialisation

Colombe accepte de m’accompagner. Pendant deux demie-journées, on se concentre à 100% sur moi et mon entreprise. Que suis-je ? Quelles sont mes ambitions professionnelles et personnelles ? Quelles sont mes valeurs ? Quels sont mes blocages ? Qu’est-ce que j’aime le plus dans mon métier ? Et surtout, dans quel domaine suis-je la meilleure ?

Grâce à son regard extérieur, je comprends rapidement ce qui cloche : je ne suis pas alignée. Je pensais l’être, sincèrement. Mais il manque une partie trop importante de moi : l’écologie. Protéger la biodiversité est ma raison de me lever tous les matins. Cela impacte tous les aspects de ma vie quotidienne. Cela doit aussi se sentir dans mon entreprise et pas seulement en fonction des clients que j’accompagne. L’écologie doit être au cœur de mon business. Les questions que je me pose pour moi en terme de communication éco-responsable, je dois les transmettre à mes clients. Ma plus-value est là : dans mon engagement.

Lorsque j’ai compris ça, nous avons tout remis à plat. Compteur à zéro, on recommence. On définit ensemble deux offres claires, précises et qui me ressemblent : la création de stratégie de communication et la rédaction de contenus pour les réseaux sociaux et les blogs professionnels à forte valeur ajoutée. Le tout en conservant ma façon de voir la communication et de la pratiquer : une communication éthique.

Cette troisième année a été compliquée et aurait pu être la dernière. Mais je ne baisse pas les bras. Ce n’est pas dans mon caractère. Aujourd’hui, j’ai l’impression de recommencer à zéro. D’avoir des bases beaucoup plus solide. De savoir exactement ce que je veux faire, ce que je veux apporter à mes futurs clients et quelle est ma force. Je suis plus motivée que jamais à vivre de mon entreprise, à accompagner des porteurs de projets qui partagent ma vision de la communication éthique, de créer des contenus authentiques, réfléchis et éco-responsables. Clémentine 2.0 est en route !

Découvre les coulisses de ma vie de freelance !

1 Comment

  1. Aipaminomdas

    Vive Clémentine 2.0, à qui je souhaite la pleine réussite qu’elle mérite, tant par l’honnêteté de son analyse que par le courage qu’elle manifeste dans ce passage difficile et la volonté tenace de poursuivre sans baisser les bras.

    12 septembre 2019 at 10 h 56 min | Répondre

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