2 ans d’entrepreneuriat : l’année du changement
Vie de freelance

2 ans d’entrepreneuriat : l’année du changement

Août 2016. Je me lance dans le grand bain de l’entrepreneuriat. Je ne sais pas où je mets les pieds. Ni ce que je fais. On m’a tendu une perche. Je l’ai attrapée sans me questionner. Forcément mes débuts ont été compliqué. Depuis de l’eau a coulé sous les ponts. J’ai eu un déclic. J’ai compris que je devais passer à l’action. Ma petite entreprise a soufflé sa deuxième bougie cet été. Et mon business et moi, nous avons évolués et grandis. Encore plus que l’année précédente.

La prise de conscience

La première année, il m’a fallu plus de six mois pour prendre conscience que je devais agir si je souhaitais vivre de ma petite entreprise. Après ce déclic, je me suis mise à l’action. J’ai créé mon site internet, eu mes premiers clients, fait mes cartes de visites. Et j’ai réseauté. Enfin, j’ai essayé. Je ne suis pas à l’aise dans cette pratique. Ni dans la prospection. Je sentais un blocage. Quelque chose n’allait pas. Et puis un soir, j’ai compris. Cette façon de communiquer n’est pas la mienne. Et ça a fait tilt !

Je n’applique pas mes propres conseils. Je n’ai pas bâti mes fondations. Je n’ai pas réfléchi à ma stratégie de communication. Un an après le lancement de mon entreprise, je m’y penche enfin ! Il est temps. Des fois, je suis un peu longue à la détente. En septembre 2017, j’ouvre ma page professionnelle sur Facebook. Mais je ne peux pas tout miser sur ce réseau social. Je ne peux pas mettre tous mes œufs dans le même panier. Alors, comment souhaite-je communiquer ?

Réfléchir à ma communication

Très rapidement, l’idée d’ouvrir ce blog pointe dans ma tête. Créer du contenu. Te donner des conseils. Écrire. J’adore ça. Et puis, c’est un bon moyen de montrer mon expertise. Mais avant de lancer cet espace, il a fallu que je réfléchisse à ma stratégie éditoriale. Parce qu’écrire pour écrire, ce n’est pas vraiment utile. Alors je me suis décidée sur 3 grandes thématiques : mes conseils pour booster ta communication, ma vie de freelance et le portrait d’entrepreneuses responsables. Je publie mon premier article en janvier 2018. Depuis, j’écris un article par semaine (ou presque).

Puis, j’ai eu envie détendre mes moyens de communication. Alors, en février j’ai écrit ma première newsletter. Toutes les semaines je raconte les coulisses de ma petite entreprise en toute transparence : les moments de joies, les doutes, les remises en questions, les réussites. Tu sais tout, je ne cache rien. Cet été, j’ai créé mon compte Instagram. J’adore ce réseau social. Je peux y mêler ma passion pour la photographie et mon amour de l’écriture.

Petit à petit, ma communication s’est mise en place. Au fil des jours, j’y ai vu plus clair. Je sais dans quelle direction je souhaite me diriger. J’avance. Un pas après l’autre.

2-ans-entrepreneuriat-bis
Photo by Emma Matthews on Unsplash

Le coup dur

Cette deuxième année d’entrepreneuriat a ressemblé à des montagnes russes. D’un côté, j’avance. Je m’affirme. Le chemin que je souhaite emprunter devient plus clair jour après jour. Et pourtant, je dois faire face à des épreuves vraiment difficiles. Humaid prend fin. Après plus de deux ans à travailler sur ce projet, je dois en faire le deuil. C’est dur. Un coup de massue. Il me faut du temps pour m’en remettre. Et, c’est à ce moment que commence ma mini traversée du désert.

Durant 2 mois, je n’ai plus de revenus. Ou très peu. Je pioche dans mes économies. Heureusement, je ne suis pas une grande dépensière. J’arrive à limiter la casse. Je profite de l’été et d’une activité au ralenti pour accepter une mission d’intérim de 6 semaines. Après tout, il faut bien manger et payer son loyer. Je continue de travailler sur ma petite entreprise en parallèle.

Je me met la pression pour atteindre des objectifs intenables. Et je frôle le burn-out.

Mon corps n’en peut plus. Mon cerveau bouillonne mais je suis incapable de tenir un crayon pour noter toutes mes idées. Je prends du recul et ralenti le rythme jusqu’à la fin de ma mission d’intérim. Pour mon bien.

Cet été je réalise une chose : je ne me vois pas faire autre chose. J’aime ma petite entreprise et les projets pour lesquels je travaille. J’aime réfléchir à mes prochaines actions et me challenger. Je ne suis pas née entrepreneuse. Cette idée ne m’avait jamais effleurée l’esprit. Aujourd’hui, je suis cheffe d’entreprise et je compte bien le rester le plus longtemps possible !

Ma petite entreprise se développe

Cette traversée du désert aurait pu être fatale pour mon entreprise. Cela aurait pu me tétaniser. J’aurais pu tout abandonner et chercher à décrocher le sacro-saint CDI. Mais je n’ai pas baissé les bras. Je n’ai pas pris peur. Je suis restée dans l’action. J’ai continué de faire. Et ça a fini par payer ! J’ai de nouveaux clients. J’ai monté Café Com’ avec ma copine Sonia, des ateliers pour booster la communication des entrepreneur(e)s nantais(es). Et pour la première fois, je vais atteindre mon objectif de CA mensuel !

Cette deuxième année d’entrepreneuriat a été riche en rebondissement. J’ai encore du mal à réaliser tout ce qu’il s’est passé et tout ce que j’ai accompli. Tous ces évènements, les bons comme les moins bons, m’ont fait grandir. Encore. En tant que femme mais aussi en tant qu’entrepreneure. Monter son entreprise, ce n’est pas de tout repos. Il faut savoir se remettre en question pour s’améliorer et avancer. Il faut aussi savoir s’écouter. Suivre son intuition. Prendre son temps. Ne rien lâcher. Et continuer de faire son bout de chemin.

Je ne peux pas empêcher le changement, je peux simplement l’accueillir les bras ouverts et prendre le meilleur de ce qu’il a m’offrir. C’est la leçon que cette deuxième année d’entrepreneuriat m’a appris. 

Découvrir les coulisses de ma vie de freelance ?

Write a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.