Construire son projet à impact positif avec Thomas
Communiquer éthiquement

Construire son projet à impact positif avec Thomas

Dans ma série “Communiquer Éthiquement”, je pars rencontrer d’autres professionnels de la communication qui partagent ma vision et font en sorte de rendre ce domaine plus éthique, authentique et éco-responsable. Aujourd’hui, je suis allée discuter avec Thomas, coach pour les entrepreneurs à impact positif.

Après plusieurs projets dans l’entrepreneuriat positif, Thomas a trouvé son chemin. Il aide ses coachés à construire leur entreprise éthique. Conscient de la force du collectif, Thomas s’entoure également de confrères pour s’auto-coacher et avancer plus vite ensemble. Rencontre !

Chercher son projet dans l’entrepreneuriat à impact

Hello Thomas ! Merci d’avoir accepté mon invitation pour cette interview. Je suis très heureuse de pouvoir partager ce moment avec toi. Avant que l’on entre dans le vif du sujet, pourrais-tu te présenter aux personnes qui nous lisent ?

Salut Clémentine ! Je suis Thomas, 31 ans et bordelais. Pendant 5 ans, j’ai été salarié sur plusieurs postes dans le milieu du digital. C’était de supers expériences car j’ai eu une idée assez globale des missions qu’engendre la communication sur internet. Toutefois, ces emplois étaient ponctués de périodes de chômages. Au bout de 5 ans, j’ai vécu une crise de sens. Je n’avais plus envie d’être salarié sans avoir de vision à long terme. J’ai eu le déclic fin 2015 alors que j’étais vendeur dans une boutique bio. J’adorais le milieu dans lequel j’évoluais mais mon poste ne me plaisait pas. J’ai compris que j’étais intéressé par la santé et le développement personnel. Et je voulais en faire quelque chose. Alors, je me suis lancé dans l’entrepreneuriat à impact positif en 2017.

Depuis le début de mon indépendance, j’ai créé plusieurs projets. De janvier 2017 à mai de la même année, j’ai proposé un programme de coaching en ligne pour aider les particuliers à végétaliser leur alimentation. Cet été-là, j’ai mené une enquête pour connaître les besoins des personnes qui s’intéressent à l’alimentation végétale. Puis d’octobre 2017 à février 2019, j’ai réalisé des parcours culinaire pour faire découvrir la cuisine végane dans Paris.

Début 2019, je réoriente mon projet pour devenir freelance en marketing digital pour les entreprises à impact positif. Toutefois, je n’étais pas pleinement épanoui dans cette activité. Alors, j’ai cherché le point commun à ce qui me plaisait le plus dans toutes mes anciennes expériences : les relations humaines et donner mon point de vue sur des projets positifs. Je conseillais des amis entrepreneurs de façon officieuse donc je me suis demandé si accompagner des entrepreneurs n’était pas ce que je voulais faire au fond de moi. Puis je me suis lancé !

Depuis février 2020, je suis coach pour les entrepreneurs à impact positif et je suis également coach pour Livementor.

Coach pour les entrepreneurs à impact positif

Quel beau parcours ! Tu te définis comme coach mais également consultant et mentor. Ces 3 termes pourraient passer pour des synonymes et pourtant, ils ont une connotation différente. Peux-tu nous expliquer ce qu’ils représentent pour toi ?

J’ai intégré ces 3 casquettes grâce à ma collaboration avec Livementor. Quand je coache des entrepreneurs à impact positif, je ne suis pas seulement un coach. Je transmets également mes connaissances et mon expertise. Dans ces cas-là, j’ai plus une posture de consultant.

Le coach et le consultant ne font pas le même travail. De mon côté, je passe d’un rôle à l’autre assez naturellement durant un accompagnement. Sur une séance de 2 heures, je vais utiliser mes différentes casquettes selon le besoin de mon coaché. Par exemple, on peut travailler sur ses croyances limitantes (et là, je suis plutôt dans la position de coach) puis sur des actions concrètes comme la définition de son client idéal (là, j’enfile ma casquette de consultant). Même si je distingue les termes, tout est lié dans mon activité.

J’aime beaucoup ta vision sur cette question ! J’en profite pour continuer sur cette lancée plus philosophique héhé. Lorsque l’on s’est rencontré, tu utilisais le terme “coach pour entrepreneurs éthiques”. Aujourd’hui, tu as fait le choix de renommer ta cible en “entrepreneurs à impact positif”,  pourquoi ?

L’entrepreneuriat éthique faisait sens pour moi au départ. Aujourd’hui, je trouve qu’on utilise le mot “éthique” partout et pas toujours à bon escient. Dès que j’entendais ce mot, il était accroché à quelque chose qui ne l’est pas vraiment. Par exemple, H&M peut proposer une collection éthique mais l’on sait pertinemment que les moyens de production restent les mêmes et qu’ils ne sont pas vraiment éthique.

Ça a accéléré ma décision de changer de terme et préféré “impact positif”. Pour moi, il a plus de sens car lorsque l’on entreprend, on a un impact. C’est à nous de choisir s’il va être positif ou négatif. Pour moi, une entreprise à impact positif propose des actions concrètes pour aider la nature, les êtres-humains et les animaux. C’était un choix assez naturel finalement. Je crois à un monde plus durable et résilient.

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Se regrouper entre entrepreneurs à impact positif pour avancer plus vite

C’est effectivement un choix qui fait sens. Et c’est drôle parce que de mon côté, j’ai fait le chemin inverse. Ça peut être un bon sujet pour une prochaine fois. Mais laissons la philosophie de côté et parlons force du collectif ! Comme moi, tu sais que l’on avance plus vite à plusieurs. C’est pourquoi tu as créé un petit groupe de 6 entrepreneurs pour s’entraider, dont je suis très heureuse de faire partie. On fait du coaching entre paires. Comment as-tu eu cette idée ? Et peux-tu expliquer aux lecteurs comment ça se passe ?

Cet été, je me suis senti isolé dans ma façon d’agir. J’ai pensé qu’en étant dans un groupe, on allait pouvoir s’entraider, partager des ressources et échanger des contacts afin que l’on progresse plus rapidement et intelligemment. Toutefois, je voulais rejoindre un groupe d’entrepreneurs à impact positif. Alors, j’ai fait des recherches pour voir ce qui existait déjà.

Résultat, je n’ai trouvé des groupes très imposant, avec beaucoup de membres et des thématiques très générales ou des groupes beaucoup plus petits mais rien concernant l’entrepreneuriat à impact positif. Du coup, j’ai décidé de créer mon groupe !

J’ai ciblé des personnes de mon réseau. C’était plus simple parce que je les connaissais déjà et je savais qu’il y avait un bon feeling. J’ai voulu regrouper des compétences et des activités différentes. J’ai écrit à une dizaine de personnes en leur proposant cette idée. 5 personnes ont répondu présent pour cette initiative, dont toi !

Niveau organisation, c’est assez simple. On a un groupe WhatsApp dans lequel on échange au quotidien pour avoir des avis ou des retours sur des pans de nos activités. Et une fois par mois, on se parle en visio pendant 1h environ. On échange sur des sujets qui sont importants pour nous et on brainstorme ensemble sur les problématiques d’un membre du groupe. En ce moment, on réfléchit à une manière de créer quelque chose tous ensemble.

J’aime cette simplicité qui nous laisse de la place pour la créativité. Je n’ai pas encore beaucoup de recul mais c’est assez fou ce qu’il se passe ! Par exemple, on se partage nos bonnes nouvelles et on maximise l’énergie. Résultat, on est plus motivé !

Ce groupe répond vraiment à mon besoin d’avoir un regard extérieur et de l’entraide. Ça fait du bien. Et j’encourage chacun.e à rejoindre un groupe d’entrepreneurs ou à créer le sien comme je l’ai fait !

Je ne peux être que d’accord avec toi. Ça fait du bien de se sentir soutenue. Attention, question sérieuse : comment un coach pour les entrepreneurs à impact positif intègre-t-il l’éco-responsabilité dans son activité ?

Je suis convaincu que les choses commence par nous et que l’on doit incarner le changement que l’on veut voir. De mon côté, je me suis demandé par exemple si mon site internet pouvait avoir un impact moins négatif. J’ai choisi de changer d’hébergeur et d’opter pour Infomaniak.

Pour le réseautage, j’utilisais beaucoup de cartes de visite papier. Aujourd’hui, j’ai adopté la carte de visite virtuelle où il me suivit d’un clic pour envoyer mes coordonnées par SMS ou mail.

Mais il reste des points d’amélioration. Par exemple, j’utilise beaucoup Zoom pour mes coachings à distance. Je sais qu’il a un impact important. Mais je n’ai pas trouvé d’outil aussi performant et écologique. Alors je fais du mieux que je peux avec les moyens à ma disposition.

La communication, un moyen de montrer qui l’on est

C’est tout à ton honneur ! Je sais que l’on porte des valeurs communes et que nos visions de la communication se rejoignent. Peux-tu nous donner ton avis sur celle-ci et la façon dont tu la vois ?

C’est une très bonne question ! Je la vois très différemment aujourd’hui. À mes débuts, je pensais que mon expérience et mes pensées n’intéressaient personne et pire, que je serais critiqué. J’ai compris que ce n’était pas le cas. Au contraire. Plus on arrive à communiquer ses émotions, ses valeurs, sa vision, plus on attire des personnes qui nous ressemblent. Bien sûr, ça attire également des personnes avec des idées contraires. Mais ce n’est pas un mal. Ça permet de faire évoluer la conversation et faire réfléchir.

Pour moi, communiquer permet de trouver sa communauté et indirectement, nous faire évoluer en tant que personne.

Wahou, tu m’ôtes les mots de la bouche ! Alors dis-moi, pour toi, c’est quoi une bonne communication ?

C’est une communication qui te ressemble. Si tu n’es pas authentique et sincère, ça se voit très vite. Notre communication doit parler de nos valeurs et montrer notre vision, d’autant plus dans l’entrepreneuriat.

Surtout, je pense qu’une bonne communication doit être ciblée. Au départ, j’ai voulu être sur tous les réseaux sociaux sans prendre en compte leurs caractéristiques propos. Je me rends compte aujourd’hui, qu’en utilisant moins de plateforme, je peux proposer du contenu plus qualitatif et être plus créatif.

Tu as bien fait ! Et c’est la transition parfaite pour notre dernière question. De quelle manière communiques-tu ?

Pour construire ma stratégie, je suis parti de moi et ce que j’avais envie de partager. Je ne savais pas trop ce qui allait plaire à ma cible. Suite à mes premiers contenus, j’ai analysé mes statistiques pour connaître les préférences de mon audience. En publiant deux à trois fois par semaine sur les réseaux sociaux, j’ai vu des tendances ressortir donc j’ai choisi de me concentrer sur ces thématiques. Je crée principalement du contenu écrit mais je fais également quelques contenus vidéos ou audios. C’est juste plus long à créer.

Aujourd’hui, je me concentre sur 4 canaux de communication : Instagram, LinkedIn, Youtube et mon site internet.

Merci d’avoir répondu à mes questions Thomas !
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